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Acteur

Acteur

Un acteur est un artiste qui incarne un personnage dans un film, dans une pièce de théâtre, à la télévision, à la radio, ou même dans des spectacles de rue. En plus de l'interprétation proprement dite, un acteur peut aussi danser ou chanter, selon les besoins de son rôle. A consulter : Liste des acteurs et actrices

Historique

Le premier acteur serait le grec Thespus (ou Thespis) qui aurait joué en -534 au théâtre d'Athènes pour les fêtes de Dionysos et serait ainsi devenu le premier à interpréter des paroles, séparément du choeur, dans une pièce de théâtre. Avant lui, les histoires étaient racontées avec des danses ou des chansons, à la troisième personne, mais aucune histoire n'était racontée à la première personne. Cet acteur était unique à l'origine et, seul protagoniste, il parlait avec le choeur. Le dramaturge grec Eschyle est le premier a avoir introduit un deuxième personnage, puis Sophocle en fit intervenir un troisième. En France, les métiers du théâtre étaient réservés aux hommes, ce n'est qu'en 1603, à l'occasion d'une tournée théâtrale d'une troupe italienne qu'une femme, Isabella Andreini, eut le droit de monter sur scène.

Définition

L'acteur est celui qui met en acte, en action, le texte écrit par le dramaturge, et les situations organisées par le metteur en scène. C'est lui qui agit et donne la vie au personnage. Dans certains cas il peut être même l'unique créateur de son rôle, par exemple dans les spectacles d'improvisation comme la commedia dell'arte. Aujourd'hui, par l'influence de l'anglais, l'usage tend à réserver parfois le terme « acteur » aux interprètes de cinéma et le terme « comédien » aux interprètes de théâtre. Littéralement, le comédien est un acteur plus particulièrement spécialisé dans la comédie (κωμωδία), de même que le tragédien est davantage spécialisé dans la tragédie (τραγωδία). Toutefois, le terme de « comédien » recouvre surtout une notion d'état, de métier, tandis que celui d'« acteur » recouvre une notion de rôle, de fonction.

L'acteur et son personnage

Il existe un ambigüité constante entre la personnalité du rôle et celle de son interprète. Paradoxe exposé notamment par Diderot. On raconte qu'un acteur romain du nom d'Ésope, emporté par la folie du personnage d'Oreste assassina un de ses partenaires, de même l'acteur Genest se serait converti, emporté par la foi de son personnage, et fut même sanctifié (pour avoir subi le martyr, et non pour sa passion du théâtre...). L'acteur change d'identité afin de pouvoir incarner tel ou tel autre personnage, cependant les cas de confusion mentale sont rarissimes et l'acteur doit rester lui-même pour créer artistiquement un caractère. L'identification à son personnage n'est jamais totale, sous peine de folie. L'acteur puise à la fois dans son vécu et son imaginaire pour créer un rôle. L'église, pendant des siècles, a vu d'un fort mauvais œil cette capacité de dissimuler ou transformer la nature profonde de son être, les acteurs étaient excommuniés à partir de l'an 398. Molière fut enterré à la sauvette, il faut attendre le XXe siècle pour qu'une actrice, comme Sarah Bernhardt par exemple, puisse avoir des obsèques nationales.

Le jeu de l'acteur

Le jeu de l'acteur intervient souvent en complément d'un autre art. S'il est partie intégrante des arts traditionnels (architecture, sculpture, peinture, gravure, musique), il peut aussi exister seul (une lecture de texte, un spectacle d'improvisation, par exemple) ou bien s'ajouter aux autres arts, notamment ceux où l'interprétation est séparée de la création : théâtre, télévision, cinéma… Certains appellent le jeu de l'acteur le huitième art, place que d'autres attribuent à la télévision. Le huitième art serait donc l'art de la prestation. Ainsi, lors des compétitions cinématographiques, les prix d'interprétation récompensent le huitième art alors que les autres récompensent le septième.

Article connexe


- Liste de cours d'art dramatique Catégorie:Métier
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ja:俳優 ko:배우 ms:Pelakon

Film

Le cinéma (ou ciné, apocopes de cinématographe) est une projection visuelle en mouvement, le plus souvent sonorisée. Notons toutefois qu'en raison de la diversité des films et de la liberté de création, il est difficile de définir ce qu'est le cinéma aujourd'hui. Le fait de raconter une histoire avec des images en mouvement ne suffit évidemment pas à définir le cinéma, puisqu'il existe des films sans « histoires » : en un sens les documentaires mais dont certains sont aussi « scénarisés » (documentaires-fiction), et plus encore les films de poésie ou les films abstraits. On a vu des films sans mouvement apparent (comme par exemple la Jetée de Chris Marker ou les cinétracts de mai 68) composés de photographies filmées, des films sans tournages (les films d'archives, ou les films expérimentaux de found footage dont les plus connus sont sans doute ceux de Martin Arnold), des films sans montage (films réalisés en tourné-monté, comme ceux de Georges Méliès ou des frères Lumière), des films sans son (les films muets bien sûr, mais aussi les films expérimentaux silencieux), et même des films sans images tel Weekend de Walter Ruttmann et l'Homme atlantique de Marguerite Duras On ne peut sans doute plus se référer au seul médium pellicule (super 8, 16 mm, 35 mm, etc.), en raison des nouveaux modes de création et de diffusion (notamment vidéo et numérique) qui bouleversent le cinéma. Le mot cinéma désigne également les salles ou complexes de salles dans lesquels les films sont diffusés. C'est un peu de là d'ailleurs que vient l'ambiguïté du mot. (Personne ne viendrait à confondre comme pour le medium télévision, le contenu et le contenant). Le cinéma est enfin souvent dénommé septième art, comme la bande dessinée est dénommée neuvième art.

Histoire

Voir article détaillé: Histoire du cinéma La première projection cinématographique payante eut lieu le 28 décembre 1895 au Salon Indien du Grand Café à Paris, avec notamment le film la Sortie de l'usine Lumière à Lyon. Ce sont les débuts du cinéma commercial et de l'industrie cinématographique. Exploité de front en salles et dans les fêtes foraines, le cinéma devient rapidement un art populaire. Très vite, les frères Lumière envoient des cameramen à travers le monde pour en rapporter des scènes de la vie de tous les jours. C'est les débuts du cinéma d'actualités. Première atteinte à la liberté de la presse, l'opérateur de Lumière, Félix Mesguich, est arrêté à New York en 1897 alors qu'il filmait une bataille de boules de neige. Dans le cadre de la guerre des brevets initiée par Edison, toute l'industrie cinématographique tombe sous le monopole du « Trust Edison » jusqu'en 1918. Précurseur des effets spéciaux, du cinéma de fiction, d'un cinéma théâtral et d'un cinéma poétique, Georges Méliès, illusionniste de formation, réalise les premières fictions dotées d'effets spéciaux en trompe-l'œil (le Voyage dans la lune (1902) entre autres). Dans les années 1910, le cinéaste américain David Wark Griffith a codifié les principes du langage cinématographique classique (montage alterné, variation des points de vue, insertion des gros plans dans les scènes éloignées, champ-contrechamp, etc.) Jusqu'à la fin des années 1920, aucune bande sonore n'accompagne l'image sur la pellicule et c'est alors souvent un ou des musicien(s) présent(s) dans la salle de projection qui accompagne(nt) les films : on parle alors de cinéma muet (pour les films narratifs) ou de cinéma visuel (pour les films d'art, le cinéma pur), les dialogues des films narratifs étant retranscrits par des « cartons » appelés « intertitres », texte typographié inséré dans le film. Les films narratifs d'alors sont souvent accompagnés par un musicien voire un orchestre complet, et sont projetés dans des salles immenses : les salles actuelles sont en moyenne deux à quatre fois plus petites qu'à l'époque. Le musicien avait parfois une partition précise à interpréter, ou s'inspirait librement au besoin sur des airs connus (d'opéra italiens par exemple). Les années 1920 avec les avant-gardes sont le véritable début du futur « cinéma expérimental » dont on peut dater la naissance par exemple avec le Manifeste de la cinématographie futuriste (1916) et le dadaïsme : des artistes s'emparent de ce médium naissant qu'est le cinéma, tels Fernand Léger, Man Ray, Germaine Dulac, Walter Ruttmann, Hans Richter, Viking Eggeling, etc. ainsi que des cinéastes : René Clair, Henri Chomette, Dziga Vertov, Joris Ivens. De nombreuses tentatives ont été faites pour synchroniser le son et l'image, par exemple en calant le projecteur avec le sononographe. Le son a déterminé la cadence de projection autrefois aléatoire (16, 18, 25 images par secondes selon le bras du caméraman qui tournait la manivelle, ce qui provoque une accélération du mouvement lorsqu'ils sont projetés à la vitesse standard actuelle de 24 images par secondes). À partir du Chanteur de Jazz en 1927, des sons (de la musique, puis des dialogues et des bruitages) peuvent être enregistrés et reproduits lors de la projection. Avec la crise économique de 1929, le nombre de spectateurs diminue dans les salles : les majors (grandes compagnies de production) de Hollywood décident de créer un double billet. Pour le prix d'une entrée, les spectateurs peuvent voir deux films : un grand (la série A) et un petit. C'est le début des films de série B, dont les principaux objectifs sont d'être peu chers à produire, rapides à faire, pas trop longs (entre 50 et 70 minutes) et lucratifs. Un des nombreux films novateurs de l'époque fut un film de propagande nazie, les Dieux du stade, une présentation des jeux olympiques de Berlin en 1936, glorifiant le peuple allemand et la prétendue « race aryenne ». La réalisatrice, Leni Riefenstahl, met pour la première fois des caméras sur des grues et crée le style et les cadrages des films ou reportages sportifs (le Triomphe de la volonté en est un exemple notable). Les évolutions techniques majeures furent par la suite l'arrivée de la couleur et des formats larges dans les années 1950 (afin de donner plus d'ampleur au spectacle pour concurrencer la télévision), des formats étroits, l'allègement du matériel qui permit l'avancée du cinéma expérimental, du cinéma documentaire, et l'éclosion de la Nouvelle Vague en France, l'arrivée de la synthèse d'images informatiques dans les années 1990 et l'arrivée du son numérique dans la même période. L'après-guerre voit la naissance du cinéma moderne qui rompt avec le classicisme hollywoodien en ce qu'il privilégie le document, le monde « tel qu'il est », dans toute son ambiguité ou son opacité, et refuse de doter le réel d'un sens préétabli, déjà dramatique, immédiatement lisible (néo-réalisme italien des années 1945-53, avec le cinéaste Roberto Rossellini, Rome, ville ouverte, 1945). Roberto Rossellini, avec Stromboli (1947), Europe 51 (1951) et surtout Voyage en Italie (1953), ouvrira la voie d'un cinéma où le monde n'a plus d'évidence, où le récit devient fragmentaire, hésitant et où le spectateur devient le seul garant du sens. Dans les années 1960, les nouvelles vagues française (François Truffaut, Jean-Luc Godard), italienne (Michelangelo Antonioni, Pier Paolo Pasolini), est-européennes (Milos Forman, Miklos Jancso, Andrei Tarkovski), allemande (Rainer Werner Fassbinder, Wim Wenders), nord et sud-américaines (John Cassavetes, Glauber Rocha) amplifient ce mouvement qui se caractérise par une nouvelle esthétique (montage haché, elliptique, ou au contraire plans très longs ; mélange de fiction et de documentaire) et de nouveaux sujets (jeunesse, crises existentielles, revendications politiques). Dans les années 1960 apparaît aussi le cinéma underground américain intimement lié aux mouvements sociaux de l’époque. Ce cinéma se démarque de l’industrie professionnelle entre autre par l’emploi de la pellicule 16 mm et la création de coopératives qui lui donne une grande liberté et lui permet de contourner la censure. (voir : Jonas Mekas, Stan Brakhage, Andy Warhol, Carole Schneemann, Jack Smith) À partir de 1965, le super 8 devient accessible au grand public. C'est la vrai naissance du cinéma amateur. Ce cinéma comprendra par la suite les films « de série Z », car réalisés avec encore moins de moyens que les films de série B. Comme le super 8, son infrastructure très légère, et son coût moindre, la vidéo, d'abord très lourde et réservée à un usage « professionnel », deviendra dans les années 1980 un médium privilégié, notamment pour les jeunes créateurs, permettant de faire par exemple des « journaux intimes filmés » (voir par exemple les films de Jonas Mekas, Lionel Soukas, No Sex Last Night de Sophie Calle ou bien Demain et encore demain, journal 1995 de Dominique Cabréra). Il est à noter que les dénominations « série B » et « série Z », bien que dénotant un manque de moyen, ne sont pas nécessairement péjoratives et sont parfois revendiquées comme une contre-culture, par des cinéastes refusant d'entrer dans le moule des majors. Parmi les réalisateurs célèbres de séries Z, on peut citer par exemple Ed Wood, Roger Corman (qui lança Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Joe Dante et Jack Nicholson) et Peter Jackson bien avant le Seigneur des Anneaux). De même le cinéma expérimental, encore plus en marge de l'industrie cinématographe possède son histoire personelle et parallèle. Dans la même lignée que le super 8, le 16 mm, et la vidéo, l'arrivée du numérique ajoute un médium à la palette des pratiques légères possibles (développement supprimé, tirage en laboratoire facultatif) et rend plus facile la postproduction d'effets spéciaux (par exemple l'Attaque des clones de George Lucas), ou la souplesse dans le montage (voir l'Auberge espagnole de Cédric Klapisch) et bien sûr la légèreté dans le tournage (les Glaneurs et la glaneuse, d'Agnès Varda ou la Vierge des tueurs de Barbet Schroeder).

Films

Suivant les pays, différents styles de cinéma apparaissent clairement. Les films produits en Europe et aux États-Unis prétendent montrer en général des scènes vraisemblables. Cela est différent pour le cinéma d'autres cultures, notamment les films produits en Inde, où la vraisemblance de l'action n'est pas primordiale.

Classification des films

Il y a plusieurs façon de classer les films. Cela peut se faire évidemment par pays, par réalisateurs, par acteurs, par titre, par durée. Mais cela peut se faire aussi de manière plus théorique, par catégories, courants, techniques, et genres.

Pays

Chaque pays ou presque possède son cinéma. Voir:
- Cinéma national

Durée/métrage

Les films peuvent également être classés en fonction de leur durée :
- courts métrages : métrage inférieur à 1 600 mètres, soit environ une durée de 59 minutes en 35 mm.
- longs métrages : métrage supérieur à 1 600 mètres, autrement dit tous les films d'une heure et plus. La notion de moyen métrage, utilisée fréquemment pour désigner de longs courts métrages ou des longs métrages ne dépassant pas 75 minutes, ne correspond à aucune dénomination officielle.

Catégories cinématographiques

Le classement par catégorie est un classement par types de films. Il y a autant de catégories qu'il y a de pratiques possibles. Les principales catégories existantes sont :
- pré-cinéma
- Fiction (ou cinéma narratif)
- Documentaire
- Reportage (à l'époque où la télévision travaillait en pellicule)
- Essai cinématographique
- Cinéma expérimental (voir aussi Art vidéo)
- Cinéma amateur
- Cinéma scientifique
- Captation (danse, musique, théâtre…)
- Film publicitaire (ceux qui passent en salles)
- Film institutionnel
- Film X (voir aussi Film pornographique, cette dernière appellation relevant du genre) Voir l'article détaillé : Catégorie cinématographique

Genres cinématographiques

Le classement par genre est un classement thématique. Il y a autant de genres qu'il y a d'univers possibles. Ces genres peuvent être traités par les différentes catégories cinématographiques. Exemples : western, science-fiction, fantastique, comédie, horreur,film policier, thriller, théâtre filmé, film de danse, journal filmé, film abstrait, cinéma corporel, film documentaire.. Les films et séries télévisées de science-fiction par ordre alphabétique (titre français)
Voir l'article détaillé : Genre cinématographique

Techniques cinématographiques

Le cinéma peut être classé selon les techniques utilisées. Exemples : cinéma d'animation, dessin animé, super 8, film de montage, found footage, film à clignotementVoir l'article détaillé : Technique cinématographique

Courants cinématographiques

Le cinéma peut aussi être classé par écoles, mouvements, styles, traitements cinématographiques, ou plus généralement par courants cinématographiques. Exemples : Nouvelle vague, néo-réalisme, underground, Dogma, free cinéma, expressionnisme, Caligarisme, cinéma direct... Voir l'article détaillé : Courant cinématographique

Divers


- Liste de films possédant plusieurs fins

Enjeux culturels et économiques

Bien qu'il ait été rejoint par la musique et dans une moindre mesure par le livre, le cinéma est le premier mode d'expression à s'être présenté à la fois comme une œuvre culturelle et artistique et comme un produit industriel destiné à la consommation de masse. Il a en effet, comme l'a analysé Walter Benjamin, la particularité d'être un art fondamentalement reproductible. Si cela signifie que le concept d'œuvre originale ne peut plus avoir le même sens que par exemple en peinture ou en sculpture, cela implique également qu'il soit possible de le diffuser à grande échelle. Voulant s'éloigner de cet aspect industriel pour s'attacher à faire ressortir l'aspect artistique du cinéma, c'est tout un courant parallèle qui s'est mis en place, depuis l' avant-garde des années 1920, en passant par le cinéma underground américain, et jusqu'au cinéma expérimental tel qu'on le connaît aujourd'hui, dans des problématiques proches de celle de l'art vidéo ou de l'art plastique.

Techniques du cinéma

Glossaire des techniques cinéma

Voir aussi : Technique et grammaire cinématographique du cinéma narratif

Techniques de tournage

La méthode de reproduction est similaire à celle utilisée pour la photographie et repose sur l'impression d'une pellicule cinématographique (procédé argentique) par exposition à la lumière à l'aide d'une caméra. L'impression de mouvement est obtenue en multipliant les prises de vue à intervalles très rapprochés ; initialement de 16 images par seconde, la cadence fut augmentée à 24 i/s avec l'arrivée du cinéma sonore : en effet, la qualité du son (bande passante) dépend de la vitesse de défilement du film. Pour plus de détails, voir l'article Techniques de tournage cinématographique.

Techniques de laboratoire

Le laboratoire est une phase importante de la création d'un film en pellicule. C'est pourquoi certains cinéastes développent eux-même leur films de manière artisanale. Pour plus de détails, voir l'article Techniques de laboratoire cinématographique.

Techniques de montage

Le montage cinéma peut se faire à l'ancienne (aux ciseaux et au scotch) ou en montage virtuel via un ordinateur. Le montage à la colle est utilisé pour la conformation du négatif au labo. Pour plus de détails, voir l'article Techniques de montage cinématographique.

Techniques de projection

Notons que la télévision fonctionnant à 25 i/s pour les systèmes PAL et SECAM (en raison de la fréquence du courant électrique domestique, 50 Hz), les films de cinéma sont légèrement plus courts et les sons légèrement plus aigus lorsqu'ils sont diffusés à la télévision. Le phénomène de la persistance rétinienne permet d'entretenir la perception de la lumière reçue par l'œil lors du masquage du changement de photogramme qui est projeté immobile. L'œil perçoit donc la succession d'images présentées comme une scène se déroulant devant lui, entrecoupée des battements de paupières. L'illusion d'une image en mouvement résulte d'une tendance du cerveau à considérer que des images semblables sont des vues du même objet qui a changé ou s'est déplacé (on appelle ceci l'« effet phi »). Après développement dans des laboratoires spécialisés, on fait défiler la pellicule devant une source de lumière blanche (projecteur) qui reproduit l'image animée (film) sur un support réfléchissant (en général un écran blanc). Pour plus de détails, voir l'article Techniques de projection cinématographique.

Métiers du cinéma

Le cinéma peut être une pratique amateur, artistique, mais il est aussi un corps de métier à part entière. Les principaux postes du cinéma industriel sont :
- scénariste
- réalisateur
- producteur
- acteur(s)
- techniciens
  - opérateurs image
  - opérateurs son
  - décor et costumes
  - post production Voir l'article détaillé : Métiers du cinéma

Étapes de la fabrication d'un film

Les étapes comprennent une ou plusieurs des opérations suivantes (chaque opération étant plus ou moins facultative selon le type de film) :
- scénario
- storyboard
- repérage
- essai caméra
- tournage
  - mise en scène
- laboratoire de cinéma
  - développement
  - intervention sur pellicule
- montage
  - montage traditionnel
  - montage virtuel
- post-production cinéma
  - étalonnage
  - musique
  - générique
  - effets spéciaux
  - tirage
- distribution
- diffusion
  - en salle
  - télévision, dvd…
Voir l'article détaillé : Étapes de la fabrication d'un film

Institutions

Récompenses

Voir l'article détaillé : Récompenses de cinéma

Festivals

Voir l'article détaillé : Festivals de cinéma

Voir aussi

dans Wikipédia


- Wikipédia:Projet/Cinéma
- Comment rédiger une filmographie
- Liste des années de sorties des films
- Liste des catégories de cinémas nationaux
- Liste des revues et magazines de cinéma
  - les Cahiers du cinéma
- Animation
- Bases de données cinématographiques de l'Internet
- Cinéma et vidéo amateurs
- Cinéma expérimental
- Codage audiophonique
- Chronologie du cinéma
- Formats de projection
- Nouvelle vague
- Son numérique
- Technique et grammaire cinématographique
- Théories du cinéma

sur la Toile


- / [http://french.imdb.com Internet Movie DataBase], voir également : Internet Movie Database
- [http://www.allocine.fr AlloCiné], voir également : AlloCiné
- [http://www.tribunes.com/tribune/alliage/22/demb.htm L'invention du Cinéma et L'affaire Le Prince]
- [http://www.cinergon.net Cinergon.net] site de la revue francophone d'esthétique du cinéma et d'analyse de l'image
- [http://cadrage.net Cadrage.net] revue francophone de cinéma
- [http://www.larevueducinema.net/ La Revue du cinéma] Site du journal en ligne, La Revue du Cinéma.
- [http://www.makingofeuropa.net News des films en tournage]
- [http://www.cinematheque.fr/ Site de la cinémathèque française]
- /// [http://www.exprmntl.net Exprmntl.net], encyclopédie générale d'art audiovisuel
- [http://www.festivalscine.com/ Carrefour des festivals]
- [http://www.lumiere.org/ lumiere.org] Le site de participants au forum usenet news:fr.rec.cinema.discussion
- [http://www.institut-lumiere.org/ Le site de l'Institut Lumière et du Musée Lumière à Lyon]
- [http://www.devildead.com/ Devildead, le cinéma fantastique sur DVD]
- [http://www.evil-web.com Evil-Web] Site sur les films d'horreur, gore et fantastique.
-
ja:映画 ko:영화 simple:Movie zh-cn:电影 zh-tw:電影

Arts du spectacle

Catégorie:Arts du spectacle Les arts du spectacle regroupent un grand nombre de disciplines donc l'objectif est la représentation devant un public. Il s'agit de pratiques issues du théâtre, de la danse, du cabaret, du cirque ou encore du spectacle de rue.
- théâtre
- danse
- chant
- cirque
- chanson
- mime
- sketch
- spoken word
- marionnettes et théâtre d'ombre
- match d'improvisation
- clown
- prestidigitation
- pyrotechnie
- jonglerie

Liste des acteurs et actrices

Acteurs et actrices, liste des

534

Catégorie:534
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Années 510 | Années 520 | Années 530 | Années 540 | Années 550
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---- Cette page concerne l'année 534 du calendrier julien.

Événements


- Le premier royaume de Bourgogne (Burgondes) créé en 442 est annexé par les Francs.
- Gaule : à la mort de Thierry Ier, Childebert Ier et Clotaire Ier tentent de se partager son royaume, mais les grands s’y opposent et soutiennent le fils de Thierry, Théodebert Ier. Théodebert et Childebert partent alors en guerre contre Clotaire.
- Italie : Mort du jeune roi des Ostrogoths, Athalaric. Sa mère Amalasonte, pour conserver le pouvoir, épouse son cousin Théodat qui devient roi (534-536).
- Les forces de Byzance conduites par Bélisaire conquièrent le royaume des Vandales en Afrique du Nord et capturent le roi vandale Gélimer. La plus grande partie de l'Afrique du Nord est maintenant sous le contrôle de Byzance.
- Bélisaire réorganise l’Afrique récemment conquise. Dès son départ, les Berbères se révoltent, les uns en Byzacène conduits par Iabdas, roi des sédentaires de l’Aurès, les autres en Numidie, conduits par Cutzinas, chef des nomades de Tripolitaine.
- Hiéroklès publie un Répertoire des villes et provinces de l'Empire byzantin.
- La dynastie Wei du Nord se divise en deux branches qui se partagent le Nord de la Chine : Dynasties des Wei de l'Ouest (534-557) et des Wei de l'Est (534-550).

Naissances en 534


- Brunehaut : future reine d'Austrasie (décès 613)

Décès en 534


- 2 octobre : Athalaric, roi des Ostrogoths als:534 ko:534년

Dionysos

Dans la mythologie grecque, Dionysos (en grec ancien Διώνυσος / Diốnusos ou Διόνυσος / Diónusos) est le dieu de la vigne, du vin et de ses excès. Il est le fils de Zeus et de la mortelle Sémélé. Les Romains l'ont assimilé au pâle Bacchus. Selon les listes, il fait partie ou non des douze Olympiens, bien qu'il ne vive pas sur le mont Olympe (c'est essentiellement un dieu errant).

Le mythe

Excitée par la jalousie d'Héra, Sémélé, fille du roi de Thèbes, veut contempler son amant Zeus dans toute sa majesté. Lié par un serment, Zeus ne peut s'y soustraire, et Sémélé, simple mortelle, meurt foudroyée. Zeus alors tire son fils du ventre de sa mère, et s'entaillant la cuisse, y coud l'enfant, pour mener sa gestation à terme. C'est l'origine de l'expression « être né de la cuisse de Jupiter ». C'est aussi une étymologie proposée pour Dionysos (« deux fois né »). La cuisse pourrait être une désignation euphémique pour les organes sexuels (procédé courant, voir par exemple le français « bas-ventre »), Dionysos peut donc être considéré comme issu directement du sperme (ou de l'urine ?) de Zeus. Pour le soustraire à la vengeance d'Héra, il est confié à sa tante Ino (sœur de Sémélé) et à son époux, Athamas. Mais Héra les rend fous et ils tuent leurs enfants. Ino se jette à la mer avec le cadavre d'un de ses fils : ils sont transformés en divinités marines, Leucothée et Palémon. Dionysos est ensuite confié aux nymphes, sous la direction de Silène, sur le mont Nyséion, en Thrace, c'est-à-dire, pour les Grecs, en Asie. Pour échapper à Héra, il est transformé en chevreau. Il mène une adolescence mouvementée : selon l'Iliade, il est d'abord poursuivi par Lycurgue, puis est fait prisonnier par des pirates tyrrhéniens, auxquels il n'échappe qu'en réalisant d'effrayants prodiges (Hymnes homériques). Son culte excite d'abord les railleries, et il doit châtier les filles d'Éleuthère ainsi que Penthée, roi de Thèbes, pour cela. Dionysos est, avec Apollon, un dieu qui se manifeste par épiphanies (apparitions) : éternel voyageur, il surgit par surprise. Il se présente toujours comme un étranger, courant le risque de ne pas être reconnu. Dans le panthéon grec, Dionysos est un dieu à part : c'est un dieu errant, un dieu de nulle part et de partout. À la fois vagabond et sédentaire, il représente la figure de l'autre, de ce qui est différent, déroutant, déconcertant, anomique.
Le retour de Dionysos chez lui à Thèbes, s'est heurté à l'incompréhension et a suscité le drame aussi longtemps que la cité est demeurée incapable d'établir le lien entre les gens du pays et l'étranger, entre les autochtones et les voyageurs, entre sa volonté d'être toujours la même, de demeurer identique à soi, de se refuser à changer, et, d'autre part, l'étranger, le différent, l'autre. Il est rarement associé à la geste olympienne. Il se contente de prendre part à la Gigantomachie, et négocie auprès d'Héphaïstos la libération d'Héra prise au piège par ce dernier.

Fonctions

Dionysos est avant tout un dieu de la végétation arborescente et de tous les sucs vitaux (sève, urine, sperme, lait, sang), comme en témoignent ses épiclèses de Φλοῖος / Phloĩos (« esprit de l'écorce ») ou encore de Συκίτης / Sukítês (« protecteur des figuiers »). Il se spécialise ensuite dans la vigne, qu'il est censé avoir donnée aux hommes, ainsi que dans l'ivresse et la transe mystique. Ses attributs incluent tout ce qui touche à la fermentation, aux cycles de régénération. Il est fils de Sémélé, avatar de la déesse phrygienne de la terre, amant d'Ariane, déesse minoenne de la végétation, et le compagnon des nymphes et des satyres. Il est également fréquemment associé au bouc et au taureau, animaux jugés particulièrement prolifiques. Il est surtout le père de la comédie et de la tragédie (du grec τράγος / trágos, « bouc »). C'étaient au départ des sortes d'« illustrations » du culte, qui se donnaient au théâtre grec au cours des Dionysies, en présence de ses prêtres (comme les mystères que l'on jouait au Moyen Âge sur les parvis des cathédrales). Elles avaient une forme littéraire scandée particulière, le dithyrambe. Les chants et musiques dionysiaques font appel aux percussions et aux flûtes. Ils sont dissonnants, syncopés, provoquent la surprise et parfois l'effroi. En ce sens, il est l'antithèse d'Apollon, qui patronne l'art lyrique et l'harmonie. D'ailleurs les flûtistes (aulètes) étaient perçus comme des bateleurs et non des musiciens, car l'usage de l'instrument déformait leur bouche, ce qui heurtait l'esthétique grecque et donnait lieu à des plaisanteries.

La liturgie et les cultes

dithyrambe Les Grecs considéraient Dionysos comme une divinité étrangère, ainsi que l'indique l'attribut du bonnet phrygien, qu'il partage avec Mithra. On a parlé d'une origine indienne et mésopotamienne. Le décryptage par Evans des tablettes en linéaire B découvertes dans les palais mycéniens a cependant révélé que le nom de Dionysos figurait dans la liste des divinités grecques dès l'époque archaïque. Il semble qu'à l'époque pré-olympienne, son culte soit à rapprocher des cultes agro-lunaires et chtoniens. Eusèbe de Césarée, auteur chrétien, a évoqué des sacrifices au cours desquels on dépeçait la victime vivante (d'où l'épiclèse dOmadios) pour la consommer. Dionysos est un dieu très répandu et très populaire dans toute l'Antiquité. On trouve de nombreux temples tout autour du bassin méditerranéen, qui voisinent avec ceux des plus grands dieux. Son culte public donnait lieu aux fêtes des « Dionysies », mais il existait aussi un important culte secret, représenté par des Mystères, comportant des cérémonies initiatiques. Il est souvent accompagné d'un groupe de satyres, de ménades, de panthères, de boucs, d'ânes et du vieux Silène, formant le « cortège dionysiaque ». Le culte privé avait lieu entre initiés, c'est un culte à Mystères. Le regroupement de ces initiés porte le nom de thiase. Les thiases pratiquaient un culte caché et initiatique, souvent dans des cavernes et la nuit, au cours desquels on initiait les nouveaux membres du thiase, et qui officiaient dans la dimension ésotérique de la résurrection du dieu. On manque de sources pour savoir ce qui s'y passait exactement, mais ces cérémonies secrètes et nocturnes ont perduré jusque sous l'empire romain. Elles comportaient des sacrifices, mais aussi des délires dus à l'ivresse ou à la consommation de drogues végétales, et des excès de toutes sortes, notamment sexuels. Un scandale retentissant a fait interdire ces cultes par un sénatus consulte en 186. Enfin il faut signaler l'existence d'une résurgence contemporaine du culte de Dionysos. Il existe ainsi plusieurs thiases aux États-Unis, et quelques-uns en Europe.

Iconographie

thiase] Il existe d'innombrables statues de Dionysos, à l'époque où il était un dieu révéré. On trouve également nombre de mosaïques à énigme, car il était courant pour un initié un peu riche de le faire savoir au sol d'une pièce publique de sa maison. Enfin des scènes évoquant ses aventures sont souvent présentes sur des sarcophages ou bas-reliefs, car il avait une importance dans la perception de la mort et de la renaissance. Lorsque son culte s'est éteint, ses représentations ont souvent repris la confusion avec Bacchus, et il faut attendre le Symbolisme pour le voir réapparaitre avec le thyrse dans la peinture d'un Siméon Solomon.

Épiclèses, attributs & sanctuaires


- épiclèses :
  - Δενδρίτης /
Dendrítês, protecteur des arbres ;
  - Ὠμάδιος /
Omádios, qui aime la chair crue ;
  - Φαλληνός /
Phallênós, garant de la fécondité ;
  - Φλοῖος /
Phloĩos, esprit de l'écorce ;
  - Συκίτης /
Sukítês, protecteur des figuiers ;
- épithètes : « au bruyant cortège »
- attributs : L'attribut majeur et personnel de Dionysos est le thyrse, qu'il tient à la main ou qu'on trouve à ses pieds ou dans son cortège. Ses plantes principales sont le pin et le lierre, ansi que leurs fruits, la pomme de pin et les baies de lierres, dont il est souvent couronné. Ces plantes sont une apparente exception dans la nature, car elles sont toujours vertes au cours de l'année, et ne semblent pas perdre leurs feuilles, ce qui renvoie aux résurrections du dieu. On notera aussi que les vrais fruits du pin sont cachés dans la pomme, et que les baies de lierre, toxiques, entraient dans la fabrication d'une bière que consommaient les ménades, et qui contribuait à leur transe. On trouve aussi le grenadier et la grenade, le figuier et les figues (le grenadier est issu du sang du dieu, ses fruits mûrissent en hiver, et Perséphone reste liée aux enfers pour en avoir mangé ; le figuier est associé à la vie cachée dans le monde méditerranéen, car il pousse spontanément là où il y a de l'eau souterraine et révèle les sources). :Comme il a apporté la vigne et le vin aux hommes, on trouve également la vigne et le raisin, la coupe à boire. Mais il s'agit plutôt d'une contamination avec Bacchus, son équivalent romain. :Le bonnet phrygien rappelle son origine asiatique. On trouve aussi la flûte, les cymbales et les tambourins.
- animaux associés : le bouc, la panthère, l'âne.
- temples majeurs : Athènes, Éleusis, Smyrne, Éphèse.
- fêtes en son honneur : Dionysies, Anthestéries

Voir aussi

Articles connexes


- Zagreus et Iacchos, avatars orphiques de Dionysos ;
- ménades et bacchantes, son bruyant cortège ;
- Silène, son père adoptif.

Bibliographie


- Walter F. Otto,
Dionysos, le mythe et le culte, Mercure de France, 1969 (ISBN B0000DORX8) ;
- Jean Brun,
Le retour de Dionysos, Les bergers et les mages, 1976 ;
- Marcel Détienne :
  -
Dionysos mis à mort, Gallimard, coll. « Tel », Paris, 1998 (ISBN 2070742121),
  -
Dionysos à ciel ouvert, Hachette, coll. « Pluriel », Paris, 1998 (ISBN 2012788955) ;
- Louis Gernet, « Dionysos et la religion dionysiaque : éléments hérités et traits originaux »,
Anthropologie de la Grèce antique, Flammarion, coll. « Champs », 1999 (ISBN 2080811053) ;
- Henri Jeanmaire,
Dionysos, histoire du culte, Payot, 1991 (ISBN 2228884405) ;
- Maria Daraki :
  -
Dionysos, Arthaud, 1985 (ISBN 2700305035),
  -
Dionysos et la déesse Terre, Flammarion, coll. « Champs », 1999 (ISBN 2080813110) ;
- Jean-Pierre Vernant, « Dionysos à Thèbes », in
L'univers, les dieux, les hommes, Seuil, 1999.
- Atrium Musicae de Madrid,
Musique de la Grèce antique, Harmonia Mundi.

Lien externe


Catégorie:Divinité olympienne Catégorie:Progéniture de Zeus Catégorie:Mythologie de Béotie ja:ディオニュソス ko:디오니소스


Sophocle

Sophocle (en grec ancien Σοφοκλῆς / Sophoklễs) est, avec Eschyle et Euripide, un des seuls auteurs de tragédie grecque dont l'œuvre nous soit parvenue, même partiellement.

Biographie

Sophocle naît en 495 ou 496 av. J.-C. à Athènes. Il est le fils d'un riche Athénien, Sophilos, propriétaire d'esclaves forgerons et charpentiers. D'après Aristoxène et comme semble le confirmer sa dernière œuvre, son dème est Colone, en bordure de la ville. Il reçut une bonne éducation et notamment suivit les leçons de Lampros, ce qui lui permit à 15 ans de conduire le chœur après la victoire de Salamine. Sa carrière d'auteur tragique fut couronnée de succès puisqu'à 27 ans, il remportait le premier prix face à Eschyle et en tout il remporta 24 victoires, arrivant second toutes les autres fois. Il eut également une carrière politique puisqu'en 443 il fut hellénotame de la ligue de Délos (administrateur du tribu versé par les alliés d'Athènes) et stratège en 440 auprès de Périclès (il participa à la campagne de Samos). En 413, après le coup d'état consécutif à l'échec sicilien, il est un des commissaires du conseil qui conduisit au régime oligarchique de 411. Il doit essentiellement ces charges à ses succès dans la tragédie. Il fut marié à l'Athénienne Nicostraté qui lui donna un fils, Iophon. Il eut également une maîtresse sicyonienne du nom de Théoris, avec laquelle il eut un autre fils, Ariston, père de Sophocle le jeune. On dit que peu avant sa mort, un conflit d'héritage amena Iophon à engager un procès contre son père devant le conseil familial afin de prouver la sénilité de celui-ci. La simple lecture de sa dernière œuvre mit fin au procès. Il mourut en 405 et sa dernière pièce, Œdipe à Colone, fut jouée la même année à titre posthume.

L'auteur

Il a créé le « troisième acteur » (tritagoniste), en ce sens qu'avant lui il n'y avait jamais plus de deux acteurs sur scène, chœur mis à part. Le théâtre grec ne connaîtra néanmoins jamais plus de trois acteurs, les rôles secondaires étant souvent joués par la même personne. Il a également introduit les péripéties et il a abandonné le système de la trilogie.

Œuvres

Il fut l'auteur de cent-vingt-trois pièces dont vingt ou vingt-deux drames satyriques. La plupart ont été perdues.

Tragédies


- Ajax (466)
- Antigone (441)
- Les Trachiniennes (entre 450 et 440)
- Œdipe roi (430)
- Électre (entre 430 et 420)
- Philoctète (409)
- Œdipe à Colone (406)

Pièces perdues


- Érigoné

Drames satyriques


- Les Limiers

Voir aussi


-
ja:ソポクレス ko:소포클레스

Isabella Andreini

Isabella Andreini est une poétesse et actrice de commedia dell'arte née à Padoue en 1562 et morte à Lyon le 11 juin 1604. Elle a donné son prénom au personnage-type de l'amoureuse, personnage non seulement d'une grande beauté mais également érudite et rusée. Elle est réputée autant par son grand talent de comédienne, que par ses écrits. Ses sonnets ont inspiré notamment le poète français Isaac du Ryer (1568-1634). En 1578, la jeune Isabella Canali entre dans la troupe des comédiens Gelosi, en épousant l'acteur Francesco Andreini qui jouait le personnage du capitaine sous le nom de Spavento. En 1603, les Gelosi arrivent à Paris et elle est la première femme à monter sur scène dans la capitale française. Giovan Battista Andreini (1578-1650), l'un de ses huit enfants, était acteur et dramaturge. Andreini, Isabella Andreini, Isabella Andreini, Isabella Andreini, Isabella Andréini, Isabella Andréini, Isabella

Dramaturge

Un dramaturge est un auteur de pièces de théâtre, la dramaturgie est l'étude ou l'art de la composition théâtrale. Le terme dramaturge (ou dramaturgiste) peut être également employé pour désigner un spécialiste en dramaturgie. __NOTOC__

Liste d'auteurs de pièces de théâtre

=A=
- Marcel Achard
- Arthur Adamov
- Jean-Paul Alègre
- Georges Ancey
- Gabriele d'Annunzio
- Jean Anouilh
- Aristophane
- Fernando Arrabal
- Jacques Audiberti
- Émile Augier
- Marcel Aymé =B=
- James Matthew Barrie
- Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais
- Samuel Beckett
- Henry Becque
- Alain Béhar
- Isaac de Bensérade
- Thomas Bernhard
- Tristan Bernard
- Philippe Blasband
- Bertold Brecht
- Georg Büchner =C=
- Pedro Calderón de la Barca
- Albert Camus
- Miguel de Cervantes
- Caryl Churchill
- Paul Claudel
- Jean Cocteau
- Copi
- Pierre Corneille
- Georges Courteline
- Fernand Crommelynck =D=
- Alphonse Daudet
- Rémi De Vos
- Denis Diderot
- Adama Drabo
- Roland Dubillard
- Alexandre Dumas
- Friedrich Dürrenmatt =E=
- Eschyle
- Euripide =F=
- Charles-Simon Favart
- Rainer Werner Fassbinder
- Georges Feydeau
- Jon Fosse
- Anatole France
- Christopher Fry
- Max Frisch =G=
- Didier-Georges Gabily
- Fatima Gallaire
- Robert Garnier
- Laurent Gaudé
- Clara Gazul
- Jean Genet
- Paul Géraldy
- Michel de Ghelderode
- Jean Giraudoux
- Johann Wolfgang von Goethe
- Carlo Goldoni
- Witold Gombrowicz
- Olympe de Gouges
- Carlo Gozzi
- Jean-Claude Grumberg
- Sacha Guitry =H=
- Victor Haïm
- Grégory Herpe
- Christophe Honoré
- Victor Hugo =I=
- Henrik Ibsen
- Eugène Ionesco =J=
- Alfred Jarry
- Elfriede Jelinek
- Ben Jonson =K=
- René Kalisky
- Junji Kinoshita
- Heinrich von Kleist
- Bernard-Marie Koltès
- Thomas Kyd =L=
- Eugène Labiche
- Jacob Lenz
- Alain-René Lesage
- Lope de Vega
- Jean-Luc Lagarce =M=
- Maurice Maeterlinck
- Marivaux
- Christopher Marlowe
- Fabrice Melquiot
- Charles Méré
- Prosper Mérimée
- Arthur Miller
- Yukio Mishima
- Molière
- Tirso de Molina
- Alfred de Musset =N=
- Gérard de Nerval
- Valère Novarina =O=
- René de Obaldia
- John Osborne
- André Obey =P=
- Marcel Pagnol
- Jean-Marie Piemme
- Harold Pinter
- Luigi Pirandello
- Plaute
- Paul Pourveur
- Jacques Prévert =R=
- Jean Racine
- Paul Raynal
- Jean-François Regnard
- Yasmina Reza
- Jean-Michel Ribes
- André Rivoire
- Jules Romains
- Olivia Rosenthal
- Edmond Rostand
- Ruzzante =S=
- Armand Salacrou
- Victorien Sardou
- Jean-Paul Sartre
- Friedrich Schiller
- Éric-Emmanuel Schmitt
- Michel-Jean Sedaine
- Sénèque
- William Shakespeare
- Christian Siméon
- Sophocle
- Tom Stoppard
- August Strindberg =T=
- Jean Tardieu
- Anton Tchekhov
- Julien Torma
- Jérôme Touzalin
- Falaba Issa Traoré
- Michel Tremblay
- Lothar Trolle =V=
- Karl Valentin
- Serge Valetti
- Jean Vauthier
- Boris Vian
- Alfred de Vigny
- Roger Vitrac
- Voltaire =W=
- Romain Weingarten
- Oscar Wilde
- Tennessee Williams
- Stanislaw Ignacy Witkiewicz
- Jeannine Worms =Z=
- Zeami
- Émile Zola
- Stefan Zweig
-
Catégorie:Théâtre ja:劇作家

Metteur en scène

Metteurs en scène
-
::Voir aussi l'article : mise en scène __NOTOC__

A


- Abdelkader Alloula
- Jean-Claude Amyl
- André Antoine
- Catherine Anne
- Adolphe Appia
- Alfredo Arias
- Sébastien Azzopardi

B


- Jean-Louis Barrault
- André Barsacq
- Gregori Baquet
- Eric Berger
- Ingmar Bergman
- Benno Besson
- Bernard Bloch
- Augusto Boal
- Luc Bondy
- Bertolt Brecht
- Irina Brook
- Peter Brook
- Claude Buchvald

C


- Robert Cantarella
- Didier Carette
- Patrice Chéreau
- Clyde Chabot
- Jean-Marc Chotteau
- Jean-Laurent Cochet
- Jacques Copeau
- Gordon Craig
- Romeo Castellucci

D


- Catherine Dasté
- Jean Dasté
- Michael Delaunoy
- Enrique Diaz
- Jean-Claude Drouot
- Frédéric Dussenne

E


- Armand Eloi

F


- Denise Filiatrault
- Junji Fuseya

G


- Jean-Pierre Gaillard
- Jean-Pierre Garnier
- Firmin Gémier
- Jerzy Grotowski
- Sacha Guitry

H


- Grégory Herpe
- Robert Hossein
- Francis Huster

J


- Louis Jouvet
- Jean Jourdheuil

K


- Tadeusz Kantor

L


- Jacques Lassalle
- Jorge Lavelli
- Thomas Le Douarec
- Yves Le Moign'
- Lugné-Poe
- Xavier Lukomski
- Krystian Lupa Antoine Laprise Robert Lepage

M


- Attilio Maggiuli
- Marc'O
- Marcel Maréchal
- Daniel Mesguich
- Ariane Mnouchkine
- Molière
- Pierre Mondy
- Wajdi Mouawad
- Vsevolod Meyerhold
- Jacques Mauclair

N


- Valère Novarina
- Helene Ninerola
- Arthur Nauzyciel

O


- Laurence Olivier
- Alain Ollivier

P


- Jean-Luc Paliès
- Erwin Piscator
- Roger Planchon
- Jean-François Peyret
- Isabelle Pousseur
- Olivier Py

R


- Max Reinhardt
- Jean-Luc Revol
- Jean-Pierre Ronfard
- Eric Ruf
- Lucia Pozzi

S


- Pierre Santini
- Gisèle Sallin
- Jérôme Savary
- Christian Schiaretti
- Peter Sellars
- Philippe Sireuil
- Bernard Sobel
- Constantin Stanislavski
- Giorgio Strehler

T


- Alexandre Tchobanov
- Laurent Terzieff
- Jean-Paul Tribout

V


- Jean Vilar
- Antoine Vitez
- Jean-Pierre Vincent

W


- Lorent Wanson
- Georges Wilson
- Robert Wilson
- Jean-Paul Wenzel
- Marcin Wojciechowski

Z


- Zeami

Commedia dell'arte

Le terme italien commedia dell'arte, utilisé dans de nombreuses langues dont le français, signifie théâtre interprété par des gens de l'art, des comédiens professionnels. Ce type de théâtre populaire italien est apparu vers 1545 avec les premières troupes de comédie avec masque . Les représentations ont alors lieu sur des tréteaux, les acteurs improvisant leur texte à partir d'un canevas (scénario réglé d'avance). Le comique était principalement gestuel (pitreries). Certains personnages étaient obligatoires.

Personnages

canevas
- les zannis (valets du petit peuple) : Arlequin (personnage joyeux, bon vivant, disant des choses sensées), Polichinelle, Pierrot ... : ou d'ancien serviteurs comme Scaramouche, Brighella ...
- les vieillards (citadins les plus extrêmes) : Pantalon (vieux barbon amoureux d'une jeune fille), le docteur ...
- les soldats (fanfarons et parfois peureux) : le Capitan, Matamore, Spavento ...
- les amoureux (ingénus mais aussi ingénieux à tromper les vieillards) : Isabella, Colombine (qui fait parfois partie des zannis) ... Certains personnages de la Commedia dell'Arte sont restés extrêmement célèbres et sont passés dans d'autres cultures théâtrales. Polichinelle est à l'origine du Punch anglais, le Capitan se retrouve dans le Tengu japonais, Pedrolino est le frère jumeau du Pierrot français, on retrouve également Arlequin dans L'Île des esclaves de Marivaux, par exemple, ...

Origines

La Commedia dell’Arte s'est développée en Italie dans le cours du . Elle s'est répandue dans toute l'Europe, devenant très populaire en France, où elle était jouée par des acteurs de la Comédie-Italienne du théâtre de l'Hôtel de Bourgogne où les comédiens italiens s'installèrent en 1680. La dénomination Commedia dell'Arte distinguait le théâtre des acteurs professionnels de celui pratiqué à la cour par des hommes de lettres et courtisans et de celui des religieux. Les compagnies professionelles étaient composées d'artistes et d'acrobates. Ces compagnies ne mettaient pas en scène des textes d'écrivains mais, se basant sur un canevas, ils représentaient des événements inspirés du quotidien, enrichis de numéros acrobatiques, danses et chants. Le canevas traçait sommairement l'action et les personnages d'une comédie ou d'une tragédie. Quelques passages, certains éléments des dialogues, monologues, lazzi ou transitions étaient déjà appris et répétés, ils pouvaient être employés sans changements au moment opportun, le reste, surtout la partie textuelle, était improvisé.

Les troupes

Les compagnies théâtrales, surtout celles qui jouaient en province, n'avaient pas de plateau fixe et voyageaient de pays en pays en transportant leurs tréteaux, elles devaient savoir attirer le public et le convaincre d'assister aux représentations. Les canevas, par conséquent, permettaient à une compagnie théâtrale experte de mettre en scène des situations de l'actualité locale en quelques heures. Les quelques textes écrits l'étaient en vers et ne passèrent à la prose qu'avec Goldoni. Les comédies se basaient sur des personnages bien reconnaissables et des caractères stéréotypés, avec une gestuelle emphatique, dialogues improvisés, interludes musicaux et bouffonerie, pour satisfaire un vaste public de différente conditions sociales et culturelles. Tous les acteurs, à l'exception du couple d'amoureux et des servantes portaient le masque. Avec les mêmes masques très typés, chaque compagnie construisait des centaines de situations différentes. Contrairement à ce qui arrivait aux compagnies de théâtre classique, celles de la Commedia dell'Arte employaient des actrices professionnelles au lieu de faire interpréter par des hommes les rôles féminins. Les troupes de Commedia étaient généralement composées de trois femmes et sept hommes, les plus riches avaient un poète maison, profession exercée par Carlo Goldoni.

Évolution

La popularité de la Commedia, en Italie comme à l'étranger, fut extraordinaire. Au , les gouvernements d'Espagne et de France cherchèrent à censurer et à réglementer cette forme théâtrale. En France le « Recueil de Gherardi » constitue le témoignage le plus intéressant sur ce que fut ce théâtre. Gherardi était l'Arlequin de la troupe autorisée et privilégiée par Louis XIV. En Angleterre, l'influence de la Commedia forgea les caractères des marionnettes de Punch, mélange d'Arlequin autoritaire et de Polichinelle, et sa femme Judy. En France la Commedia inspira les plus grands dramaturges, que ce soit Molière, qui partagea une salle pendant un temps avec les « Comédiens Italiens du Roi » de la Comédie-Italienne parmi lesquels figurait le fameux Scaramouche (Tiberio Fiorelli), ou Marivaux. Au , en Italie, Carlo Goldoni donne un nouveau souffle à la Commedia. Goldoni oblige ses acteurs à se référer au texte écrit, à renoncer aux pitreries faciles, éliminant peu à peu les masques, en conférant aux personnages une individualité toujours plus marquée. Il a transformé la Commedia dell'Arte en comédie de caractère, cependant que Carlo Gozzi reste dans la tradition ayant recours à des arguments aux accents pathétiques et satiriques, se référent à des personnalités et coutumes contemporaines. Le (à l'exception de Maurice Sand, fils de George) oublie quelque peu cet art ancestral, en France cependant la famille Deburau reprend les personnages de Pierrot et Colombine et les fait entrer par le mime dans le répertoire théâtral français. Au , lorsque Dario Fo rencontra Franca Rame, fille d'une famille de comédiens itinérants qui possédaient encore les canevas ancestraux, il adapta au monde moderne ces témoignages d'une ancienne culture maintenant éteinte. Catégorie:Arts du spectacle Catégorie:Théâtre Catégorie:Italie Catégorie:Masque ja:コメディア・デラルテ

Cinéma

Le cinéma (ou ciné, apocopes de cinématographe) est une projection visuelle en mouvement, le plus souvent sonorisée. Notons toutefois qu'en raison de la diversité des films et de la liberté de création, il est difficile de définir ce qu'est le cinéma aujourd'hui. Le fait de raconter une histoire avec des images en mouvement ne suffit évidemment pas à définir le cinéma, puisqu'il existe des films sans « histoires » : en un sens les documentaires mais dont certains sont aussi « scénarisés » (documentaires-fiction), et plus encore les films de poésie ou les films abstraits. On a vu des films sans mouvement apparent (comme par exemple la Jetée de Chris Marker ou les cinétracts de mai 68) composés de photographies filmées, des films sans tournages (les films d'archives, ou les films expérimentaux de found footage dont les plus connus sont sans doute ceux de Martin Arnold), des films sans montage (films réalisés en tourné-monté, comme ceux de Georges Méliès ou des frères Lumière), des films sans son (les films muets bien sûr, mais aussi les films expérimentaux silencieux), et même des films sans images tel Weekend de Walter Ruttmann et l'Homme atlantique de Marguerite Duras On ne peut sans doute plus se référer au seul médium pellicule (super 8, 16 mm, 35 mm, etc.), en raison des nouveaux modes de création et de diffusion (notamment vidéo et numérique) qui bouleversent le cinéma. Le mot cinéma désigne également les salles ou complexes de salles dans lesquels les films sont diffusés. C'est un peu de là d'ailleurs que vient l'ambiguïté du mot. (Personne ne viendrait à confondre comme pour le medium télévision, le contenu et le contenant). Le cinéma est enfin souvent dénommé septième art, comme la bande dessinée est dénommée neuvième art.

Histoire

Voir article détaillé: Histoire du cinéma La première projection cinématographique payante eut lieu le 28 décembre 1895 au Salon Indien du Grand Café à Paris, avec notamment le film la Sortie de l'usine Lumière à Lyon. Ce sont les débuts du cinéma commercial et de l'industrie cinématographique. Exploité de front en salles et dans les fêtes foraines, le cinéma devient rapidement un art populaire. Très vite, les frères Lumière envoient des cameramen à travers le monde pour en rapporter des scènes de la vie de tous les jours. C'est les débuts du cinéma d'actualités. Première atteinte à la liberté de la presse, l'opérateur de Lumière, Félix Mesguich, est arrêté à New York en 1897 alors qu'il filmait une bataille de boules de neige. Dans le cadre de la guerre des brevets initiée par Edison, toute l'industrie cinématographique tombe sous le monopole du « Trust Edison » jusqu'en 1918. Précurseur des effets spéciaux, du cinéma de fiction, d'un cinéma théâtral et d'un cinéma poétique, Georges Méliès, illusionniste de formation, réalise les premières fictions dotées d'effets spéciaux en trompe-l'œil (le Voyage dans la lune (1902) entre autres). Dans les années 1910, le cinéaste américain David Wark Griffith a codifié les principes du langage cinématographique classique (montage alterné, variation des points de vue, insertion des gros plans dans les scènes éloignées, champ-contrechamp, etc.) Jusqu'à la fin des années 1920, aucune bande sonore n'accompagne l'image sur la pellicule et c'est alors souvent un ou des musicien(s) présent(s) dans la salle de projection qui accompagne(nt) les films : on parle alors de cinéma muet (pour les films narratifs) ou de cinéma visuel (pour les films d'art, le cinéma pur), les dialogues des films narratifs étant retranscrits par des « cartons » appelés « intertitres », texte typographié inséré dans le film. Les films narratifs d'alors sont souvent accompagnés par un musicien voire un orchestre complet, et sont projetés dans des salles immenses : les salles actuelles sont en moyenne deux à quatre fois plus petites qu'à l'époque. Le musicien avait parfois une partition précise à interpréter, ou s'inspirait librement au besoin sur des airs connus (d'opéra italiens par exemple). Les années 1920 avec les avant-gardes sont le véritable début du futur « cinéma expérimental » dont on peut dater la naissance par exemple avec le Manifeste de la cinématographie futuriste (1916) et le dadaïsme : des artistes s'emparent de ce médium naissant qu'est le cinéma, tels Fernand Léger, Man Ray, Germaine Dulac, Walter Ruttmann, Hans Richter, Viking Eggeling, etc. ainsi que des cinéastes : René Clair, Henri Chomette, Dziga Vertov, Joris Ivens. De nombreuses tentatives ont été faites pour synchroniser le son et l'image, par exemple en calant le projecteur avec le sononographe. Le son a déterminé la cadence de projection autrefois aléatoire (16, 18, 25 images par secondes selon le bras du caméraman qui tournait la manivelle, ce qui provoque une accélération du mouvement lorsqu'ils sont projetés à la vitesse standard actuelle de 24 images par secondes). À partir du Chanteur de Jazz en 1927, des sons (de la musique, puis des dialogues et des bruitages) peuvent être enregistrés et reproduits lors de la projection. Avec la crise économique de 1929, le nombre de spectateurs diminue dans les salles : les majors (grandes compagnies de production) de Hollywood décident de créer un double billet. Pour le prix d'une entrée, les spectateurs peuvent voir deux films : un grand (la série A) et un petit. C'est le début des films de série B, dont les principaux objectifs sont d'être peu chers à produire, rapides à faire, pas trop longs (entre 50 et 70 minutes) et lucratifs. Un des nombreux films novateurs de l'époque fut un film de propagande nazie, les Dieux du stade, une présentation des jeux olympiques de Berlin en 1936, glorifiant le peuple allemand et la prétendue « race aryenne ». La réalisatrice, Leni Riefenstahl, met pour la première fois des caméras sur des grues et crée le style et les cadrages des films ou reportages sportifs (le Triomphe de la volonté en est un exemple notable). Les évolutions techniques majeures furent par la suite l'arrivée de la couleur et des formats larges dans les années 1950 (afin de donner plus d'ampleur au spectacle pour concurrencer la télévision), des formats étroits, l'allègement du matériel qui permit l'avancée du cinéma expérimental, du cinéma documentaire, et l'éclosion de la Nouvelle Vague en France, l'arrivée de la synthèse d'images informatiques dans les années 1990 et l'arrivée du son numérique dans la même période. L'après-guerre voit la naissance du cinéma moderne qui rompt avec le classicisme hollywoodien en ce qu'il privilégie le document, le monde « tel qu'il est », dans toute son ambiguité ou son opacité, et refuse de doter le réel d'un sens préétabli, déjà dramatique, immédiatement lisible (néo-réalisme italien des années 1945-53, avec le cinéaste Roberto Rossellini, Rome, ville ouverte, 1945). Roberto Rossellini, avec Stromboli (1947), Europe 51 (1951) et surtout Voyage en Italie (1953), ouvrira la voie d'un cinéma où le monde n'a plus d'évidence, où le récit devient fragmentaire, hésitant et où le spectateur devient le seul garant du sens. Dans les années 1960, les nouvelles vagues française (François Truffaut, Jean-Luc Godard), italienne (Michelangelo Antonioni, Pier Paolo Pasolini), est-européennes (Milos Forman, Miklos Jancso, Andrei Tarkovski), allemande (Rainer Werner Fassbinder, Wim Wenders), nord et sud-américaines (John Cassavetes, Glauber Rocha) amplifient ce mouvement qui se caractérise par une nouvelle esthétique (montage haché, elliptique, ou au contraire plans très longs ; mélange de fiction et de documentaire) et de nouveaux sujets (jeunesse, crises existentielles, revendications politiques). Dans les années 1960 apparaît aussi le cinéma underground américain intimement lié aux mouvements sociaux de l’époque. Ce cinéma se démarque de l’industrie professionnelle entre autre par l’emploi de la pellicule 16 mm et la création de coopératives qui lui donne une grande liberté et lui permet de contourner la censure. (voir : Jonas Mekas, Stan Brakhage, Andy Warhol, Carole Schneemann, Jack Smith) À partir de 1965, le super 8 devient accessible au grand public. C'est la vrai naissance du cinéma amateur. Ce cinéma comprendra par la suite les films « de série Z », car réalisés avec encore moins de moyens que les films de série B. Comme le super 8, son infrastructure très légère, et son coût moindre, la vidéo, d'abord très lourde et réservée à un usage « professionnel », deviendra dans les années 1980 un médium privilégié, notamment pour les jeunes créateurs, permettant de faire par exemple des « journaux intimes filmés » (voir par exemple les films de Jonas Mekas, Lionel Soukas, No Sex Last Night de Sophie Calle ou bien Demain et encore demain, journal 1995 de Dominique Cabréra). Il est à noter que les dénominations « série B » et « série Z », bien que dénotant un manque de moyen, ne sont pas nécessairement péjoratives et sont parfois revendiquées comme une contre-culture, par des cinéastes refusant d'entrer dans le moule des majors. Parmi les réalisateurs célèbres de séries Z, on peut citer par exemple Ed Wood, Roger Corman (qui lança Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Joe Dante et Jack Nicholson) et Peter Jackson bien avant le Seigneur des Anneaux). De même le cinéma expérimental, encore plus en marge de l'industrie cinématographe possède son histoire personelle et parallèle. Dans la même lignée que le super 8, le 16 mm, et la vidéo, l'arrivée du numérique ajoute un médium à la palette des pratiques légères possibles (développement supprimé, tirage en laboratoire facultatif) et rend plus facile la postproduction d'effets spéciaux (par exemple l'Attaque des clones de George Lucas), ou la souplesse dans le montage (voir l'Auberge espagnole de Cédric Klapisch) et bien sûr la légèreté dans le tournage (les Glaneurs et la glaneuse, d'Agnès Varda ou la Vierge des tueurs de Barbet Schroeder).

Films

Suivant les pays, différents styles de cinéma apparaissent clairement. Les films produits en Europe et aux États-Unis prétendent montrer en général des scènes vraisemblables. Cela est différent pour le cinéma d'autres cultures, notamment les films produits en Inde, où la vraisemblance de l'action n'est pas primordiale.

Classification des films

Il y a plusieurs façon de classer les films. Cela peut se faire évidemment par pays, par réalisateurs, par acteurs, par titre, par durée. Mais cela peut se faire aussi de manière plus théorique, par catégories, courants, techniques, et genres.

Pays

Chaque pays ou presque possède son cinéma. Voir:
- Cinéma national

Durée/métrage

Les films peuvent également être classés en fonction de leur durée :
- courts métrages : métrage inférieur à 1 600 mètres, soit environ une durée de 59 minutes en 35 mm.
- longs métrages : métrage supérieur à 1 600 mètres, autrement dit tous les films d'une heure et plus. La notion de moyen métrage, utilisée fréquemment pour désigner de longs courts métrages ou des longs métrages ne dépassant pas 75 minutes, ne correspond à aucune dénomination officielle.

Catégories cinématographiques

Le classement par catégorie est un classement par types de films. Il y a autant de catégories qu'il y a de pratiques possibles. Les principales catégories existantes sont :
- pré-cinéma
- Fiction (ou cinéma narratif)
- Documentaire
- Reportage (à l'époque où la télévision travaillait en pellicule)
- Essai cinématographique
- Cinéma expérimenta